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Bienvenue à la Ferme Equestre de Bois Guilbert
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Petits cows-boys

Le craquement d'une lame de parquet - toujours la même, qui chaque fois trahit les allées et venues devant la porte de ma chambre - , une course légère dans le couloir...

Vaguement éveillée, j'essaie de deviner: Guilaine? ou Jean-Marc? Bien matinal, en tout cas!

Je glisse à nouveau dans une douce inconscience où gazouillent les oiseaux et galopent des chevaux; et ces voix, à quel monde appartiennent-elles: à celui du rêve ? Je crois plutôt reconnaître celles de Thierry et de Guilaine, dans le chemin sous ma fenêtre:

"Bon, on va au Pas de Cheval chercher les moutons. - Attends, je vais chercher mon fouet. Je t'en ramène un ? - Non, non ! ça va lui faire peur!"

Dans le matin léger, leurs paroles s'évanouissent et je n'entends plus qu'une mouche qui reprend son vol lourd et bruyant d'un bout à l'autre de la chambre. Derrière mon volet, dans le nid des hirondelles, les petits piaillent. Et, dans les basses-cours, les coqs se renvoient leurs appels triomphants, sans fin...

Me voilà retournée plusieurs années auparavant, quand, avec Olivier, nous nous levions aussi à sept heures: Papa nous emmenait et nous aidait à brider nos poneys.

Nos premiers poneys! Le mien s'appelait Ponny; à mes yeux, il était le plus beau, avec sa robe baie et surtout ses grands yeux bruns, si doux...

Il avançait très gentiment, jusqu'à la barrière du pré des moutons; mais, dès que papa ouvrait la barrière, je devenais la plus malheureuse des cavalières: Ponny ne voulait plus avancer.

Et, dans mon rêve, avec ces années d'écart, je me revois les larmes aux yeux, regardant s'éloigner Papa et Olivier sur Furie. Ils allaient au fond du pré chercher les moutons et, moi, je restais là !

Pourtant, j'en donnais, des coups de talons et des coups de cravache! mais je n'avais pas compris une chose, la plus importante: il suffisait d'avancer les mains et de ne plus tirer.

J'avais beau supplier Ponny, lui promettre tous les sucres et toutes les carottes du jardin, elle me regardait avec ses grands yeux d'or; elle avait l'air de dire:

"Quand auras-tu donc fini de t'énerver sur mon dos? Laisse-moi brouter en paix, voyons!"

Quelquefois quand même, surtout quand Papa m'aidait, j'allais jusqu'au fond du pré; et là, quelle joie de pouvoir rassembler les moutons, de trotter derrière eux, en criant comme les cow-boys, et puis de rentrer à la maison, dans la cuisine qui sentait bon le pain grillé et le chocolat chaud!

Alors, sous les regards admiratifs des plus petits qui venaient de se lever, nous disions négligemment:

"Ce matin, nous avons poussé les moutons avec Papa!∑

Inès 16 ans


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