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Bienvenue à la Ferme Equestre de Bois Guilbert


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Isidore

Jean-Marc,un seau de lait dans chaque main, se dirige tranquillement vers chezmadame Delamare qui habite la ferme voisine. Il traverse le champ etcueille un bouquet de primevères pour la gentille fermière. Puis ilsoulève le loquet de la barrière et s'engage dans la boue.

Diane,la grande chienne, vient lui lécher les mains puis retourne surveillerles moutons. Quelques vaches l'examinent en ruminant; les grossestruies cassent de vieux noyaux de prunes, puis se régalent avecl'amande. Jean-Marc frappe à la porte de la maison.

Madame Delamare ouvre en lui souriant. "Bonjour mon p'tit gars, tiens, pose tes seaux et viens, j'ai une surprise pour toi."

L'enfantouvre ses grands yeux bleus et commence à se lécher les babines, c'estsûrement des caramels. Il offre son bouquet et suit la bonne dame. Maiscelle-ci sort et se dirige vers l'étable. Quel drôle d'endroit pourcacher des caramels! pense Jean-Marc.

Unebonne odeur de paille se dégage de l'étable. Le petit garçon entre etaperçoit cinq petits cochons roses."Choisis-en un, lui offre madameDelamare, ils ont perdu leur mère et tu la remplaceras."

Leplus gros des cinq sort de la paille et se dirige vers la porte ouverteafin de mieux goûter la liberté. Mais Jean-Marc le retient et le prenddans ses bras. "Je veux celui-là, madame, c'est le plus malin et leplus doux."

Mais, à peine a-t-il fini sa phrase que le nouveau-né se débat dans tous lessens en poussant des cris stridents. Jean-Marc, dans sa frayeur, lelâche et le rattrape juste à temps. Cet insupportable cochonnet sesauvait déjà! De nouveau dans les bras de l'enfant, il crie en remuantses pattes dans tous les sens. "Ne t'occupe pas de ses cris, luiexplique madame Delamare, c'est une manière à lui d'exprimer sa joie",mais Jean-Marc en doute bien, il embrasse sa bienfaitrice et serre lepetit cochon qui n'apprécie pas du tout son sort.

Jean-Marc se précipite chez lui pour installer très vite son bébé et, surtout, pour le présenter à sa famille

Enfin, il arrive au perron, ce fardeau pèse lourd ! Inès et Olivier, attiréspar les cris de Jean-Marc et surtout par ceux du petit cochon,accourent. L'année de la famille le prend dans ses bras en riant, maisle lâche aussitôt. Jean-Marc ne s'occupe pas des deux grands et vainstaller le nouveau venu dans une petite écurie de la basse-cour; lapaille, l'eau, rien ne manque.

Bientôt Guilaine, Isabelle et Thierry, prévenus, rejoignent leur petit frère. "Comment l'appellera-t-on ?" demande Isabelle en grattant le cochonnetun peu calmé par les événements.

"Isidore", propose Guilaine. Et Isidore il s'appela.

Un mois plus tard, toute la famille est liée d'amitié avec Isidore, devenugros cochon. Pirouette même semble tolérer sa compagnie et lui accordeparfois quelques instants de jeu. Mais Isidore, pendant ses récréationsdans la basse-cour, préfère la compagnie des poneys.

Il essaie de les suivre, mais ses amis se moquent de son gros poids en exécutant de légères cabrioles.

Alors Isidore mange des glands et les poneys de l'herbe, puis ilsentreprennent un jeu au pas car le cochon ne peut pas se soulever autrot. Le soir, Guilaine l'enferme et lui donne tous les restes de lajournée qui contribuent à l'engraisser.

Parfois, un poney lui tient compagnie pour la nuit et mange du foin et de l'avoine près de son ami.

Mais, depuis quelque temps, un mystère règne dans la basse-cour. Chaquematin, Isidore attend Jean-Marc à la grille et la porte de sonhabitation est grande ouverte. L'enfant devient furieux, c'est sûrementles ouvriers qui veulent lui faire une farce.

"Régis, Jacques! Est-ce vous qui avez délivré Isidore, j'en ai assez dele tirer pour le renfermer. - Non, et je ne sais pas dans quel desseinnous le ferions", répond le premier.

La réponse négative ne décourage pas l'enfant têtu. Il continue sonenquête. Rien ne s'éclaircit. Alors, il se résigne à rentrer le cochon.

Mais il a son idée et il découvrira ce mystère. Le lendemain, au chant ducoq, il entre dans la basse-cour et se blottit derrière un bosquet.

A travers les feuillages, il distingue bien la porte encore fermée de lapetite écurie. Une demi-heure s'écoule, un léger hennissement se faitentendre. Jean-Marc n'y prête pas attention. Le petit poney alezan,Sandy, celui que préfère Isidore, trotte devant le bosquet, sa crinièreblonde dans le vent. Il s'arrête devant l'écurie et semble attendre engrattant de sa patte la terre. Jean-Marc ne comprend encore rien enentendant les grognements d'lsidore.

Très étonné et intéressé, il suit cette étrange scène qui se déroule devant le bosquet

Sandy tire le loquet avec ses dents et se dégage de l'entrée. Isidore poussela porte en grognant gaiement. Ils se touchent le museau et le groin etrejoignent les autres poneys.

Isidore joue un peu, mange quelques saletés et gagne son poste.

Maintenant, Jean-Marc, tous les soirs, installe Isidore et Sandy dans la petite écurie.

Les deux amis attendent la visite matinale de leur petit maître, puis Sandyrejoint ses frères tandis qu'lsidore se gave de tous les restes.

 

Véronique 14 ans


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