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Les vacances avec les poneys

Quel grand jour demain!

Nous partons en Belgique et avec les poneys!

C'est la première fois que nous allons avec eux envacances et nous en sommes très heureux.

Avec tous les préparatifs, la journée se passe trèsvite. Le matin à six heures nous partons.

Lesponeys, étonnés de quitter leurs champs, disent au revoir à leurs amis;Matico, Voiga et Cloth sont installés dans la remorque avec de lapaille fraîche.

Nous avons déjà fait cinquantekilomètres, de grandes flaques d'eau sont parsemées le long de la routeet quelques arbres tombés par la foudre reposent sur le sol.

Pour passer le temps nous surveillons les poneys,ballottés dans tous les sens, la crinière au vent derrière nous.

Maistout à coup, au loin, un point noir se dessine, nous nous approchons,et, petit à petit, un groupe de gens apparaît sous nos yeux.

Que font-ils au milieu de la route ?

Ils poussent des voitures, pourquoi ?

Bientôt nous voyons un petit lac, laissé par l'orageabattu sur toute la France, qui barre le passage.

Nous arrivons là et, surpris, nous passons assezfacilement sans rester en panne au milieu, car la "404" est haute.

Uninstant après, nous regardons les poneys qui sont tout à fait remis deI'aventure et nous continuons tranquillement notre voyage.

Papa téléphone à la douane qu'il sera en retard àcause des obstacles produits par l'orage.

Le temps passe plus vite car nous approchons decelle-ci et discutons.

Arrivéslà, un homme en uniforme et avec un képi s'approche de la voiture, sepenche vers papa et lui dit: "Le vétérinaire est parti car vous êtesarrivés trop tard, vous devez attendre" et il entraîne papa vers sonbureau. Ils parlent longtemps !

Les poneys vont-ils passer en Belgique ? Et s'ils nepassaient pas à cause de ce maudit orage!

Enfinle vétérinaire arrive après deux heures d'attente. Il fronce lessourcils, il a l'air mécontent et marmonne dans sa moustache. Ils'approche de la remorque et dit: "Qu'est-ce que c'est que ça ?" Maisà peine a-t-il regardé les poneys que son visage s'éclaircit et ils'écrie: "Oh! comme ils sont mignons. Ma fille a toujours rêvé d'enavoir un". Il examine leurs yeux, les tâte, regarde si ils sontmalades, et, après un court examen, il dit: "C'est bon ! vous pouvezpasser; quand je vais raconter ça à ma fille, elle va être enchantée."

Et nous repartons avec encore le tiers du trajet àparcourir.

Les derniers kilomètres passent très vite et noussommes bientôt arrivés.

Soudain la mer se montre.

Les poneys, devant cette étendue inconnue, sontahuris. Enfin arrivés ! Il va bientôt faire noir et nous sommes trèsfatigués.

Nousnous occupons d'abord des poneys, les mettons dans un garage où unfermier de ma grand-mère, qui, très gentiment, nous avait invités avecnos amis Voiga, Cloth et Matico, a installé de la paille et noustrouvons, rangés soigneusement dans un coin, deux ballots de fourrageet de paille et un sac d'avoine. Puis nous allons nous coucher.

Lelendemain, après avoir bien dormi, nous allons voir les poneys qui euxaussi se sont bien reposés. Nous les bridons et allons sur la plage,pensant être les seuls, mais nous apercevons sortir des fenêtres unetête d'enfant, puis deux, trois... bientôt ils sont tous rassemblésderrière nous et nous suivent. Qu'ils sont gênants !

Nouspartons au grand galop. Là au moins il y a de la place! Grisés par lavitesse nous ne nous apercevons pas des tourbillons de sable qui nouspiquent et des rafales de vent qui nous fouettent le visage. Lesenfants, qui voulaient tous monter, sont partis déjeuner et nous sommestranquilles.

Les poneys apprécient beaucoup lesable doré et agréable par rapport aux petits cailloux de Bois-Guilbertet se roulent dedans comme dans de la mousse. Puis ils font laconnaissance de l'eau.

Au début ils ont peur, fontdes écarts devant ce grand espace bleu-vert ondulé par le vent, mais,finalement, ils pataugent dans la mer et jouent comme nous avec lesvagues.

En voyant les pêcheurs, nous avons uneidée formidable: Nous attelons les poneys à un grand filet de pêche etattrapons beaucoup de crevettes.

Il y a maintenant trois jours que nous sommes là etnos amis s'habituent à leur nouveau domaine.

Cematin, je regarde à la fenêtre de ma chambre qui donne sur le garageet, très étonnée, je vois une énorme quantité d'eau qui coule sous laporte.

Que se passe-t-il donc ?

Jem'habille très vite et descends les marches quatre à quatre, et vaisvoir I'inondation. Quelques instants après, tous armés de seaux nousdégageons le garage, changeons la paille où les poneys pataugeaientpiteusement et allons la cacher dans le petit bois voisin.

Quel est le mystérieux coupable ?

Papa, très ennuyé par tous les dégâts causés, n'apas le temps de s'occuper de ça.

Le robinet d'eau a été encore deux fois ouvert. Jeprends donc l'affaire en main.

 Je vais me cacher et observe les poneyspensant que se sont eux car ils avaient déjà fait de même pour Isidore.

 Mais lequel d'entre eux est coupable ?

 Aprèsune heure ou deux d'attente je vois Matico, le gâté de la famille et leplus coquin, s'approcher du robinet d'eau, le prendre entre les dentset l'ouvrir pour boire après, car on avait oublié de leur mettre unseau.

 Je décide de ne rien dire à Papa car il aassez d'ennuis comme ça et je mets une ficelle pour l'empêcher derecommencer.

Quelquesjours après, je vais nourrir les poneys comme à l'habitude car c'estmoi qui en suis chargée. Une odeur de gaz s'échappe de sous la porte.Je m'inquiète, il n'y a aucun bruit dans le garage et les poneys n'ontpas l'habitude d'être silencieux comme ça. Je vais prévenir maman nesachant que faire car papa est parti pêcher des crabes. Elle arriveaffolée, ouvre la porte en grand, met un mouchoir sur son nez et entrerapidement dans l'écurie où les poneys, la tête basse et asphyxiés,respirent mal; elle les tire dehors pour qu'ils prennent de l'oxygèneet va fermer le robinet de gaz ouvert.

L'incidentfini elle me dit: "Heureusement que tu étais là, deux minutes plustard ils seraient morts. Nous n'en dirons rien à papa car, s'il lesavait, il serait mécontent et n'emmènerait plus jamais les poneys enBelgique et nous garderons notre secret toutes les deux."

Nous soignons les poneys qui se remettent vite.

Aujourd'huinous devons repartir, nos petits amis nous regardent les quitter etnous disent: "Au revoir, et à l'année prochaine !"

Isabelle 13 ans


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